SECRETARIAT 

Mardi jeudi et vendredi                                            14h00 -18h00

ACCUEIL

Mercredi       14h30/16h30                             Samedi       10h00-12h00

Fermé pendant les vacances scolaires

 

Maison paroissiale

22 rue des remparts  33 350 Castillon la Bataille

05.57.40.11.60 - cure.castillon@gmail.com

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Demande de certificat de baptême

(valable pour les baptêmes effectués dans le diocèse de Bordeaux)

Cliquez ici


 

Informations du 15 au 23 juin 2024

Samedi 15   De la vierge Marie

9h30-11h30 Catéchisme

10h30 Baptême de Mathis CHIQUET FERCHAUD et Menzo SAINT-AVIT à Castillon

12h00 Messe, Belvès 

15h00 Mariage de Jean-Benoît TRAUTMANN et Malvina AKAN-GUERY à St Magne

18h30 Messe, Mouliets 

 

Dimanche 16  11ème dimanche du temps ordinaire

 9h00 Pas de messe  

10h30 Messe, Castillon la Bataille  Intention pour  M. Thierry CASSAGNE et les familles SAUVAGET COUSSON MARTIN

            Premières communions et professions de Foi

 

Lundi 17  De la férie

 9h30 Messe, Castillon

 

Mardi 18  S. Amand, prêtre, évêque

12h15 Messe, Castillon (avec les membres de l’aumônerie de l’hôpital R. Boulin)

18h15 Répétition de chants, maison paroissiale

 

Mercredi 19   De la férie

9h00 Messe, Capitourlan 

Jeudi 20   De la férie

18h00 Messe, St Magne

 

Vendredi 21   S. Louis de Gonzague, religieux †1591

14h00-16h00 Rencontre groupe biblique œcuménique, maison paroissiale

16h30 Messe, M.R. Castillon

 

Samedi 22   S. Paulin de Nole, évêque †431

12h00 Messe, Belvès  Messe de huitaine pour  Mme Jeannine OLIVIER

15h00 Mariage de Jean MEYER et Carie JENNEWAY à St Magne de C.

16h30 Mariage de Carlos REVENGA-CERRO et Bélinda KADOUR à Castillon

18h30 Messe, St Genès 

 

Dimanche 23  12ème dimanche du temps ordinaire

 9h00 Messe, Civrac   Intention pour  M. Jacques LACOUTURE

10h30 Messe, Castillon la Bataille  (messe avec du grégorien)

16h00 Ordinations, cathédrale St André de Bordeaux

St jean lib24 06

Monbadon

Ordinations 2024

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Planning juin2024

 

 

Edito - Avril 2024 - Nous sommes ressuscités !

20181116 112806Nous sommes ressuscités !

En contemplant et célébrant la Résurrection du Seigneur, nous fêtons aussi notre propre victoire puisque nous sommes « aspirés » par lui vers la vie.

« Vous êtes ressuscités avec le Christ », affirme l’apôtre St Paul. Toute l’humanité, unie à celle de Jésus-Christ, est associée à sa victoire.

« Avec lui, il nous a ressuscités » (Eph 2, 6). La manière dont Paul parle de notre résurrection ne reporte pas cet évènement seulement dans le futur, dans l’au-delà, après la mort. Il présente cette vie nouvelle et éternelle en Christ comme insérée dans notre vie de baptisés.

Ainsi, dans la face de vie qui nous vient du Christ, nous passons notre existence à ressusciter tous les jours, c’est- à-dire à faire jaillir la vie en nous-mêmes et autour de nous. Nous ne sommes pas des « nostalgiques du futur », si lumineux soit-il, mais des passionnés du présent où tout a commencé à partir du matin où le Christ est sorti du tombeau, faisant entrer l’humanité dans une ère nouvelle. Et nous accordons la plus grande attention à cette vie où nous sommes puisque nous savons qu’elle est déjà lieu de vie éternelle. On ne peut bien estimer la vie future si l’on sous-estime la vie présente…

Dès lors, notre mission est claire : être des vivants et faire vivre !

Il nous faut donc apprendre dès aujourd’hui à nous libérer de ce qui est face de mort en nous !

Péché, violence, déchéance du corps et abrutissement de l’esprit, abandon et mépris de soi…

Nous avons à donner son vrai sens à notre existence, non l’enfermement (j’allais dire « l’enterrement ») dans l’égoïsme et la perversion, mais pour la libération dans la richesse d’aimer…

Pâques conduit à l’émerveillement pour toutes les formes de vie sur terre, parce qu’elles sont le miroir et les signes précurseurs de la vie qui s’épanouira en résurrection. Un baptisé est un témoin de la vie multiforme (et ce du tout début de cette vie jusqu’à sa fin terrestre) qui habite cette planète.

Il prend au sérieux la vie, toute la vie !

Enfin, il y a un lien entre croire à la résurrection et vivre le pardon ! Pardonner, c’est offrir une chance de vivre ou de revivre. Le pardon permet à l’amour d’être victorieux. C’est l’amour qui triomphe de la mort.

Le Christ nous « précède en Galilée » sur l’espace familier de notre route humaine. C’est là que nous le « voyons » pour le temps où « notre vie reste cachée avec lui en Dieu ». Mais le jour viendra où la Vie resplendira « quand paraîtra le Christ, notre vie ! »

Bonne et sainte fête de Pâques dans la joie du Christ ressuscité !

Bien fidèlement,

Votre curé

Echo 2024 tr2Télécharger l'Echo N°46 en Pdf 1 echo tr2 20241 echo tr2 2024 (2.21 Mo)

 

Edito Décembre 2023 - Ni dieu ni maître ?

20181116 112806Ni dieu ni maître ?

« Ni dieu, ni maître ! » Voilà comment, sur le marché de Castillon,

un homme fort sympathique au demeurant, m’aborde sans détours. Je m’arrête, et, avec mon plus beau sourire, lui demande de préciser sa pensée. Et voici qu’il me dépeint l’idée dont il se fait de Dieu : un être oppressant, déterminant notre sort dès la naissance, nous envoyant plus ou moins arbitrairement au paradis ou en enfer selon son bon plaisir ou ses caprices…

Il poursuit en décrivant ce qu’était, pour lui, un maître : équivalent à un despote, complice d’un pouvoir, par définition corrompu, qui pense à ma place et qui détermine ce qui est bien ou mal pour moi ; un être au service de la servitude des plus faibles…

Alors, un peu par provocation il est vrai, je m’exclame devant lui : « Oui, ni dieu, ni maître ! » Il me demande, à son tour, de « justifier ma réponse », et je m’exécute.

« Ni dieu » : le Dieu auquel je crois, avec tous les chrétiens, n’est certes pas cette caricature (digne de figurer dans « Charlie Hebdo » !). Le Dieu que j’aime et que j’essaie de servir le moins mal possible, est celui qui m’est révélé par Jésus lui-même : Lui, la vivante image du Père, Lui qui dit à St Philippe : « qui m’a vu, a vu le Père », Lui qui m’invite à l’appeler « Notre Père » (en réalité « Papa ») lorsque je le prie, Lui dont déjà la Tradition et l’Ancien Testament nous révèle qu’il aime les hommes « comme un père, avec la tendresse d’une mère », Lui qui recherche toujours « ce qu’il y a de grand, de vrai et de beau » dans chaque être humain qu’il a lui-même créé à son image et à sa ressemblance, Lui qui manifeste paradoxalement sa puissance dans sa grande humilité, s’anéantissant dans notre humanité, à travers la fragilité d’un petit enfant à la crèche de Bethléem.

C’est en ce Dieu que nous croyons et c’est Lui que nous proclamons chaque dimanche et fête dans le Credo, la profession de foi commune à toute les confessions chrétiennes.

« Ni maître » : les maîtres que j’ai eu la grâce de rencontrer sur mon chemin, n’étaient pas des « esclavagistes spirituels » ou des « faussaires de Dieu » qui se serviraient de leur position pour mieux exercer leur autoritarisme avilissant. Ils n’étaient d’ailleurs pas tous chrétiens ou croyants…

Mais ils avaient la volonté de transmettre, pour faire épanouir en nous l’exercice de notre libre arbitre et la nécessité de ne « jamais agir contre notre conscience que nous avons le devoir d’éclairer ». Une invitation à voir d’abord chez l’autre, les richesses culturelles, spirituelles et humaines qu’il peut nous apporter, sans nier nos différences ou renier d’où l’on vient !

Quand j’y pense, quelle chance j’ai eu ! C’est pour moi une action de grâce quotidienne !

Chers amis qui aurez le courage de lire cet article jusqu’au bout, de grâce sortons du monde de la caricature, ne nous en faisons surtout pas complices. En ce temps de Noël, renouvelons notre confiance en Jésus, Notre Seigneur. Il nous révèle un Dieu qui se veut fragile et qui veut avoir besoin des hommes pour parler correctement de Lui (« la foi naît de l’écoute ») à ceux qui le recherchent sans le savoir quelquefois. Les amis de Jésus devraient être des maîtres pour leurs frères, dont l’autorité consisterait à les faire grandir dans l’amour et la connaissance du vrai Dieu, révélé par Jésus-Christ, et de diminuer devant eux afin de leur laisser toute la place nécessaire à leur propre épanouissement, qui produirait, assurément, des fruits de vie…

Très Joyeux et Saint Noël à tous

Bien fidèlement,

Votre Curé

Capture 93Télécharger l'Echo N°45 en Pdf 1 echo tr1 2024 21 echo tr1 2024 2 (3.52 Mo)

Edito octobre 2023

20181116 112806Pas comme les Pharisiens !


         Dans l’Évangile de St Matthieu (23, 1-12), nous trouvons un échantillon révélateur du contentieux qui a opposé Jésus lui-même, puis les premières communautés chrétiennes, aux « pharisiens ».
Les « séparés », comme ils avaient l’habitude de se nommer, appartenaient au mouvement religieux des « pieux » apparu un siècle et demi avant Jésus-Christ dans une sorte d’effervescence religieuse qui a suivi la révolte des maccabées contre l’idolâtrie imposée par les envahisseurs grecs. A vrai dire, ces pharisiens ne manquaient pas de qualités. Ils se présentaient comme d’ardents pratiquants de la loi divine. Parmi eux, se sont levées des personnalités exceptionnelles comme le rabbin Gamaliel qui a enseigné Paul, lui-même « pharisien fils de pharisien » (act 23,6).


       Quant aux « scribes », spécialistes de l’Écriture Sainte et de son interprétation, ils aimaient la Parole de Dieu et s’appliquaient à sa pratique minutieuse. Ils étaient, eux aussi, sur le registre des observances légales, d’une exigence extrême…
Plus pour les autres que pour eux-mêmes !


     Leur ferveur, poussée à l’extrême, avait donc un revers : ils se montraient intransigeants, orgueilleux, supérieurs aux autres qu’ils méprisaient pour leurs faiblesses. Se croyant parfaits, ils étaient surtout aveugles sur leurs propres manquements. Jésus leur reproche donc leur hypocrisie.


      Les invectives de Jésus à leur endroit, sont à entendre comme des conseils à ses disciples, des conseils qui n’ont rien perdu de leur actualité !
Jésus a conçu pour son Église une manière nouvelle et originale de vivre l’autorité.
Dans son Église, il a voulu que « le plus grand soit celui qui sert, de même que, lui-même, a été au milieu des siens « à la place de celui qui sert » (Luc 22, 27).
Dans sa deuxième épître aux Thessaloniciens, St Paul dessinait le portrait de l’apôtre ou du responsable de communauté, en décrivant son propre désintéressement vis à vis de ceux qu’il avait évangélisés. A leur égard, il agissait « avec la douceur...d’une mère qui entoure de soins ses nourrissons ». Tout le contraire de l’autori
tarisme !

      Cette organisation de l’Église selon les vœux du Christ est, en fait, un témoignage. C’est une révélation de Dieu, « Père plein de tendresse » qui nous veut frères dans le Christ.
    Dans ces conditions, un problème se pose, puisque nous sommes tous frères et que Dieu est notre Père, comment faut-il alors appeler ceux qui, par appel singulier du Seigneur, ont la charge de l’Église ? Faut-il cesser de leur donner les noms de « Père », « Sainteté », « Monseigneur » ? Je ne le crois pas car si, de fait, ces titres appartiennent pleinement à Dieu, ils rappellent leurs devoirs à ceux qui les portent sur la terre.


        Si l’on m’appelle « Père », alors ma vie doit refléter la paternité aimante de Dieu. Si l’on m’appelle « Sainteté » (rassurez-vous, je ne suis pas encore pape !!), alors ma vie doit refléter aussi l’appel à Sainteté qui est commun à tous les baptisés…
  En tout cas, cet enseignement du Seigneur nous invite à ne nous glorifier que dans l’humble service, non à nous « pavaner » avec des titres ou des décorations…
   A l’heure où, dans l’esprit du concile Vatican II, les fidèles prennent une part plus active à la vie de l’Église, la qualité fraternelle des relations entre prêtres et laïcs d’une part, et entre laïcs en responsabilité d’autre part, exige des comportements de simplicité et de charité. L’Église ne se structure pas par le pouvoir mais par la charité et le service entre frères. Il y va de son avenir et de l’authenticité de son rayonnement.


      Alors, comme le dit St Paul, nous ne proposons pas seulement l’Évangile, mais nous donnons ce que nous sommes, à l’image de Notre Seigneur Jésus-Christ.
C’est ce que le monde attend de l’Église.


Bien fidèlement,
Votre Curé

Echo 44Télécharger l'Echo N°44 en Pdf Echo des paroisses tr4 2024Echo des paroisses tr4 2024 (2.39 Mo)

Castegens 2023

Chantiers diocesains 2023

Edito juillet 2023

20181116 112806           Eglise de Bossugan et Eglise Universelle...

       Un vendredi de juin, la messe était prévue pour 9h00 dans la charmante petite église St Laurent Ste Eulalie de Bossugan. Après quelques péripéties pour trouver la clef de la porte (Ah ! le charme des petites églises de campagne !) les 5 fidèles et leur curé finissent par rentrer.

Je m’attarde sur l’architecture de ce vénérable édifice. L’extérieur donne le change ! Bien intégré dans le paysage, il rappelle aux hommes la réalité de la présence d’un Dieu prenant part totalement à leurs joies, leurs peines, leurs préoccupations, leur quête de sens… bref, « un Dieu avec eux ». Il rappelle aussi que Jésus est le signe tangible et le plus accompli de cette présence de Dieu parmi nous.

L’intérieur me laisse une tout autre impression… Certes, le toit ne fuit plus et la cloche résonne à nouveau depuis quelques années, mais les murs décrépits, le sol du chœur pratiquement inexistant, la poussière qui laisse des traces jusque sur ma soutane, nous rappelle la fragilité de ces vieilles bâtisses et la nécessité d’un entretien régulier.

C’est précisément ce qui motive les habitants de ce petit village de 46 âmes avec leur maire en tête. En fait, cette église que l’on croyait vouée à la disparition, à l’effondrement, est en train de renaitre de ses cendres grâce à la bonne volonté de tous.

Belle allégorie de l’Eglise universelle ! Elle aussi extérieurement, elle donne le change. Mais malheureusement, une certaine « vétusté intérieure » la mine et la ronge…

Pourtant, des femmes et des hommes de bonne volonté font tout leur possible pour que, malgré les graves crises qu’elle traverse, elle continue à porter la bonne nouvelle de l’évangile au monde et à montrer le corps du Christ « continué sur terre ».

Et leurs efforts sont payants !

Car, même si le nombre d’ordinations sacerdotales a été faible cette année (88 pour la France), le nombre des baptisés et des confirmés a explosé ! (Plus de 30% de plus par rapport à l’an dernier dans notre diocèse).

Oui ! encore aujourd’hui, malgré nos divisions sociétales et ecclésiales, malgré les violences, l’Eglise propose toujours « à temps et à contre temps » le chemin qui conduit au Père : le Christ lui-même, chemin de vérité et chemin de vie.

L’église de Bossugan est vraiment le signe de l’espoir de voir un jour ses travaux de restauration terminés.

Puisse l’Eglise universelle prendre le même chemin pour révéler à l’univers la beauté de Dieu.

Très bel été ! Bien fidèlement,

Votre Curé

Echo juillet 2023Télécharger l'Echo N°43 en Pdf Echo des paroisses tr3 2023Echo des paroisses tr3 2023 (2.6 Mo)

Echo des paroisses spécial semaine Sainte

20181116 112806

Pourquoi un numéro spécial ?

Chers amis,

Les fêtes pascales sont les plus belles et les plus solennelles de toutes les célébrations de l’année liturgique. Elles nous font participer de tout notre être au mystère central de notre foi chrétienne : la mort et la résurrection de notre Sauveur et Seigneur, Jésus le Christ.

Elles nous rappellent que si le Christ est mort et ressuscité, nous aussi, nous mourrons et ressusciterons avec Lui. « Le premier des vivants » nous conduit à sa suite sur le chemin de la vie éternelle.

Cette réalité nous procure, de fait, une joie profonde que nous pouvons partager avec les gens très nombreux qui cherchent le véritable sens de la Vie.

A Castillon, les célébrations ont été vécues avec ferveur grâce à une liturgie particulièrement soignée… Des fleurs aux chants en passant par les lectures et l’organisation matérielle, tout a été fait pour faciliter et aider à la prière.

De plus, elles ont permis à nombre de paroissiens, de toutes sensibilités, de travailler ensemble dans une belle unité.

Avec ce « hors-série », nous souhaitons communiquer cette joie de Pâques au plus grand nombre et, s’il plait à Dieu, que notre paroisse reste toujours ce lieu de ressourcement à la fontaine de la Foi, de l’Espérance et de la Charité.

 « Satan ne règne plus, la mort est impuissante. La vie est triomphante. VICTOIRE !!! »

Bien fidèlement,

            Votre curé

Echo paques 2023 1 2 01

 

Télécharger l'Echo hors-série de Pâques en Pdf Echo paques 2023 2 2Echo paques 2023 2 2 (1.57 Mo)

Edito avril 2023

20181116 112806Mystère de l’Eglise

       Lors d’une réunion du « conseil presbytéral », notre Archevêque nous fait part de « l’explosion » des demandes de baptême, de confirmation et de première des communions, au niveau national, surtout pour les adultes entre 18 et 30 ans (et plus…)

Un jeune prêtre (il y en a encore…) intervient : « Monseigneur, comment cela s’explique-t’il ? L’Eglise rencontre des crises graves dans de nombreux domaines… On nous parle sans cesse de déchristianisation de notre pays, de diminution du nombre des pratiquants réguliers et de leur vieillissement, du manque de prêtre… Dans ce contexte, qu’est-ce qui rend encore l’Eglise attirante ? »

Et Monseigneur l’archevêque de lui répondre avec la simplicité d’un père : « C’est le Christ qui conduit l’Eglise, ne l’oublions pas ! Nous ne sommes que ses serviteurs… »

C’est cela le grand mystère de l’Eglise, c’est cela le grand miracle que Dieu accomplit depuis des siècles ; même si certains de ses serviteurs peuvent masquer la présence agissante du Christ à cause de leurs comportements indignes, elle est pourtant bien présente !

Au-delà de la faiblesse humaine, le Christ demeure la tête de l’Eglise et l’Eglise son corps « continué sur terre » (même si ce corps est parfois blessé)

Ces nombreux adultes en quête de sens l’ont perçu de façon très claire et l’expriment aussi simplement que limpidement, à la manière de ce jeune homme qui me déclara un jour : « Ma grand-mère était une femme à la joie débordante et communicative. Elle disait puiser son bonheur dans sa foi telle que lui a transmise l’Eglise Catholique. Alors pourquoi cette joie et ce bonheur ne pourraient pas être les miens ? »

Oui, en nous focalisant seulement sur toutes les crises que traversent l’Eglise, parfois avec une complaisance malsaine (masochiste ?), on en oublie les grâces nombreuses dont elle est le canal.

Les catéchumènes nous rappellent cette réalité, pour la plus grande joie des fidèles. Ils nous redonnent l’espérance et nous obligent à demander à Dieu d’augmenter notre foi.

A Castillon, nous avons 19 personnes qui découvrent ou redécouvrent le Christ (six d’entre elles seront confirmées le 3 juin, deux adolescents seront baptisés dans la nuit de Pâques avec un jeune homme qui communiera pour la première fois…)

Ils ont besoin de notre prière et de se sentir vraiment accueillis dans notre communauté.

En ce temps pascal, temps de la résurrection, du « triomphe de la vie, rappelons-nous avec plus d’insistance que le Seigneur est le seul « Maître des Temps et de l’Histoire ».

            Bien fidèlement, Votre curé

Capture2 7 Telecharger l'Echo N°42 en Pdf: Echo des paroisses tr2 2023 1echo-des-paroisses-tr2-2023-1.pdf (2.79 Mo)

Edito janvier 2023

20181116 112806ET SI LES MAGES REVENAIENT AUJOURD’HUI ?

              Cet épisode de la venue des mages auprès du Christ naissant, que nous  rappelons lors de la fête de l’Épiphanie, nous semble peut-être appartenir à un genre littéraire plus empreint de merveilleux que de réalisme historique au sens moderne du terme !

              Et cependant, ce n’est certes pas par hasard que cet épisode haut en couleurs a été retenu et rapporté par l’Évangile. Une Épiphanie ! c’est à dire une manifestation solennelle de Jésus Enfant en sa qualité de Sauveur Universel. Il est représenté solennellement comme Fils de Dieu recevant les hommages et l’adoration de la part de tous les peuples de la terre, personnifiés par les « trois mages venus d’Orient ».

              Et si ces mages revenaient aujourd’hui ?

Mais en fait ils ne cessent pas d’arriver avec leurs « étrangetés », leurs cultures, leurs recherches. Ils sont guidés par des « étoiles » que nous ne voyons pas toujours mais que Dieu allume mystérieusement au firmament de leur vie.     

Ils ont les traits d’un jeune couple, marié ou non, à la foi incertaine et apparemment loin de l’Église, et qui demande le baptême de leur bébé… Ils ressemblent à ces enfants ou ces jeunes qui veulent venir au catéchisme ou à l’aumônerie, pas toujours à temps, pas forcément « en phase » avec le temps de nos organisations (ah ! l’agenda !)…On peut les reconnaître dans ces jeunes qui se présentent pour leur mariage à l’église, parfois non baptisés, souvent non catéchisés, avec une foi qui est plus un point d’interrogation qu’une conviction…       Ce sont aussi les malades, les personnes âgées ou isolées, les exclus, les déprimés qui ont tant de mal à vivre ou à survivre et qui pourtant en appellent à Dieu et cherchent un Sauveur !   Regardez-les venir prier à leur façon, avec leurs détresses, leurs espérances, leur quête d’un « autre chemin »…  Saurons-nous les accueillir, les guider, les accompagner ?

              C’est l’Épiphanie de l’aujourd’hui telle que la prédisait Isaïe : « lève les yeux et regarde autour de toi ; tous ils se rassemblent, ils arrivent… »

Regardons émerveillés ces signes de l’Esprit

Nous aussi mettons nous en marche !

Bien fidèlement,Votre Curé

Echo 41Telecharger l'Echo N°41 en Pdf: Echo des paroisses tr1 2023Echo des paroisses tr1 2023 (5.74 Mo)

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                                                                                                              Soutenir les ukrainiens

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Depuis l’annonce des nouvelles concernant Mgr Ricard, le diocèse de Bordeaux est bouleversé. Après la publication d’un communiqué, j’ai rencontré les prêtres, diacres et les personnes laïques ayant une responsabilité dans le diocèse. Je reçois lettres et mails. Les uns et les autres expriment leurs colères, leurs déceptions, leurs lassitudes. Certains parlent de trahison, d’une confiance impossible à redonner. Ces réactions sont tellement légitimes quand nous pensons, quand nous portons dans notre cœur, l’épreuve terrible vécue par les personnes victimes. Parfois, nous n’avons qu’une prière :  Seigneur, pourquoi ?  C’est un cri, un cri de détresse, un cri vers Dieu, un cri important.

D’autres aussi écrivent pour dire leur attachement à l’Évangile du Christ, leur volonté de servir notre diocèse et leur amour pour l’Église. Ces témoignages de foi que nous partageons, sont un soutien pour nous tous dans l’épreuve. Je vous remercie pour les encouragements, les paroles de foi que nous faisons circuler entre nous, dans nos groupes et équipes. Ces attitudes nous font tenir bon au milieu des épreuves. Je pense à vous tous qui êtes engagés dans les paroisses, les mouvements ou services de notre diocèse : je vous remercie de persévérer dans ces engagements. Une parole du Christ à Saint Pierre, juste avant la passion m’anime : « j’ai prié pour TOI, afin que ta foi ne défaille pas » ( Lc 22, 32). TOI, chrétien du diocèse de Bordeaux, TOI diocèse tout entier. Nous sommes portés, les uns et les autres, par la prière du Christ.

Oui, l’épreuve est grande, très grande pour vous et moi. Je veux vous redire la détermination des évêques et donc la mienne pour faire advenir la lumière sur ces affaires ténébreuses. Le chemin de vie et de vérité est long. Des repères nous ont été donnés pour le parcourir : ce sont l’Évangile du Christ et les sacrements. Plus spécifiquement, ce sont les mesures votées par la Conférence des évêques de France après le rapport de la CIASE. Nous cherchons à les mettre en œuvre, avec, hélas, des erreurs et des dysfonctionnements comme cela a été dit à Lourdes. Et nous en demandons pardon. Les avancées peuvent paraître bien lentes à certains. De nouveaux faits nous sont révélés, de nouvelles informations nous sont communiquées : elles donnent l’impression à plusieurs que « ce n’est jamais fini ». En effet, nous ne sommes pas au bout de notre marche sur le chemin de la vérité et de la vie. L’Évangile de ce dimanche évoque les tremblements de terre, les destructions, les épreuves que nous traversons sur ce chemin. C’est bien cela que nous vivons. Nous nous attachons alors, encore davantage à ce que Lui le Christ nous dit pour ces moments-là : « c’est par votre persévérance que vous garderez votre vie » (Lc 21, 19).

Notre Église est née d’une crise majeure : le seul Innocent, le Christ Jésus, a été condamné à mort, ses disciples ont pris la fuite, Pierre a renié, Judas a trahi. Quelques jours après, le Christ ressuscité se rend présent parmi eux et, dans la puissance de l’Esprit-Saint, les envoie en mission. Nous faisons partie de ce groupe aujourd’hui. Nous sommes attachés au Christ Jésus ressuscité, nous voulons accueillir son Esprit de Force et de Lumière. Nous nous soutenons dans la communion fraternelle. Et nous avançons résolument sur le chemin de la Lumière, de la Vérité et de la Vie du Christ.

Je vous redis à tous ma fraternelle affection.
+Jean-Paul James
Archevêque du diocèse de Bordeaux

https://bordeaux.catholique.fr/

Communiqué de presse de Mgr Jean-Paul James, publié le lundi 7 novembre 2022.

Ce lundi 7 novembre, nous apprenons, par Monseigneur Ricard, lui-même, que celui-ci a commis des actes répréhensibles, il y a 35 ans, sur une jeune de 14 ans. Il se met à la disposition de la justice civile et canonique. J’exprime ma grande compassion à la personne victime concernée. Et je partage la peine de tous ceux, en particulier dans le diocèse de Bordeaux, qui seront blessés par ces révélations. Je pense spécialement à celles et ceux qui ont été victimes de prêtres, de religieux, ici en Gironde. Je renouvelle mon invitation aux personnes qui auraient pu être victimes en Gironde d’actes répréhensibles à le faire savoir à l’équipe de veille du diocèse, je me tiens moi aussi disponible pour cela.

Monseigneur Jean-Pierre Ricard a été archevêque de Bordeaux de fin 2001 à 2019. À l’occasion de son départ, plusieurs ont souligné ce que le diocèse de Bordeaux lui devait, en particulier le récent Synode diocésain conclu en 2018. L’annonce de ce fait qui s’est passé avant qu’il soit évêque, nous rend encore plus tristes. Mais cette annonce douloureuse est au service de la Vie et de la Vérité. Dans l’épreuve, pensant aux personnes victimes, nous continuons à nous mettre humblement au service de l’Évangile et à nous soutenir, les uns les autres, dans la foi et la communion fraternelle.

+Jean-Paul James
Archevêque de Bordeaux

https://bordeaux.catholique.fr/

Une lettre Pastorale… Pourquoi ?

20181116 112806   Chers amis,

               Si les contours géographiques du diocèse de Bordeaux n’ont pas changé depuis des siècles, la société et l’Église ont subis des bouleversements importants que l’on ne peut ignorer…

               La Pastorale, et donc l’Annonce de la Bonne Nouvelle de l’Évangile, doit impérativement s’adapter à ces nouvelles données de notre monde contemporain… Le dépôt de la foi reste la même, mais la manière de la diffuser a besoin d’être compréhensible aux hommes et aux femmes de notre temps.

L’Église se doit d’être plus « participative », plus « co-responsable » afin de manifester d’avantage la proximité du Christ avec les hommes.

               C’est dans ce sens que notre Archevêque nous propose cette lettre Pastorale « Osez l’avenir avec le Christ ».

A travers l’Allégorie de la vigne, si présente dans la Bible et dans les campagnes du bordelais, l’Archevêque nous fait méditer sur « le Mystère de l’Église », pour aboutir à sa conséquence concrète, l’organisation de notre diocèse et de nos paroisses à la lumière du Synode diocésain(Disciples missionnaires) et du Synode sur la Synodalité dans l’Église.           

   Ce document n’est pas, pour autant, une litanie de directives que l’on devrait observer « le doigt sur la couture du pantalon »( ou de la soutane…). C’est plutôt une « boite à outil » qui nous permettra, concrètement, de « décaper » notre manière d’être missionnaire dans le monde fluctuant et incertain d’aujourd’hui, de renforcer notre « conscience diocésaine », de favoriser l’expression des diverses vocations,( ministres ordonnés, laïcs engagés), au sein de « paroisses nouvelles » en insistant sur leur complémentarité comme facteur d’Unité.

               Mgr l’Archevêque encourage les fidèles à s’approprier ce document en créant des lieux de partages en petits groupes ou au sein de services, voir entre prêtres d’un même ensemble pastoral.

               Plus cette lettre sera connue et travaillée, mieux nous préparerons notre paroisse à envisager l’avenir de façon sereine. Pour cela nous devons tous aller travailler à la Vigne du Seigneur, « à chacun selon ses capacités ».

               Le défi est grand mais le Seigneur nous redit « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » Mt28,20b.

Confiance !

Bien fidèlement,

Votre Curé.

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Découvrez en vidéo la lettre pastorale présentée par Mgr James. Vous y trouverez une présentation de chacune des trois parties qui composent cette lettre ainsi que des pistes d’actions concrètes proposées par notre archevêque.

Cette vidéo a pour objectif d’aider à entrer dans la lecture de la lettre pastorale et peut être utilisée comme support d’animation en groupe.

Partie I : « Allez, vous aussi à ma vigne! »
Partie II : La Vigne du Seigneur porte du fruit
Partie III : Pour une Église missionnaire et synodale : constitution de paroisses nouvelles

Retrouvez la lettre sur le site du diocèse:

Site du diocèse

Telecharger Lettre pastorale en PDF

Capture4 4Chers amis,

Vous venez d’apprendre ma nomination comme archevêque de Bordeaux, pour succéder au Cardinal Jean-Pierre Ricard. Evêques auxiliaires, prêtres, diacres et leurs épouses, personnes consacrées, séminaristes, laïcs en mission ecclésiale, membres des paroisses, des mouvements et des services du diocèse, je vous salue tous très fraternellement. Le diocèse de Bordeaux m’est encore inconnu et j’ai hâte de le rencontrer.

Vous venez de vivre et de célébrer, il y a un peu plus d’un an, grâce à l’impulsion de Monseigneur Ricard et de ses collaborateurs, un événement important : le synode diocésain « disciples-missionnaires ». Je serai heureux de vous entendre en parler. Ce synode a défini des orientations pastorales pour le diocèse. Nous poursuivrons ensemble leur mise en œuvre. Nous bâtirons aussi les projets que l’Esprit-Saint inspirera à son Eglise, pour que l’Evangile continue d’être annoncé en Gironde.

Ce que j’ai reçu depuis mon baptême, en famille et dans la vie professionnelle, puis dans les ministères de prêtre à Rennes, d’évêque à Beauvais et à Nantes, je désire le mettre au service du diocèse de Bordeaux. Je vous remercie de prier pour votre nouvel évêque.

De mon côté, à quelques jours de la fête de Saint André, je confie à l’intercession de l’apôtre, la nouvelle page de l’histoire du diocèse de Bordeaux que nous écrirons ensemble.

En pensant à vous, je fais miennes les paroles de Saint Paul à une communauté qu’il ne connaissait pas encore : « J’ai un très vif désir de vous voir » ( Rm 1,11)

À Nantes, le 14 novembre 2019

+ Jean-Paul James

Archevêque nommé de Bordeaux

Messe d’Installation le dimanche 26 janvier à 15h00

Avec le Denier, je soutiens mon Église