Septembre 2016

Image preview 1 1Que fais-tu Seigneur ?

« Il y a quelques-années, je recevais la lettre suivante : « Notre fille n’ira plus au catéchisme ! car elle n’a pas admis la mort de sa grand-mère, donc, elle ne croit plus et refuse de mettre les pieds dans aucune église. »

Combien de fois nous avons reçu en pleine figure ce cri de révolte : « s’il y avait un Dieu, il ne permettrait pas cela ! »

                 Nous même, en regardant le monde actuel avec ses turbulences, ses injustices et ses violences inouïes comme les attentats de Nice et l’assassinat de l’abbé Jacques Hamel dans son église (accomplis, qui plus est, au nom d’une guerre sainte !). Nous ne pouvons pas ne pas nous poser la question : « que fais Dieu face à cela ? »

                Le prophète Habacuc crie sa souffrance devant l’oppression de son peuple par les envahisseurs Chaldéens ; il appelle Dieu dont le silence apparent est insoutenable : « combien de temps vais-je t’appeler au secours et tu n’entends pas, crier la violence et tu ne délivres pas ? »

Son interrogation angoissée est le cri d’un croyant qui n’arrive pas à faire coexister la réalité dans laquelle il vit avec sa foi en Dieu : « Si Dieu est celui auquel je crois, semble-t-il dire, comment peut-il valider ce qui ce passe. »

                 Cependant, ces appels angoissés ou révoltés sont le signe que nous voulons croire au bonheur ; que, si le malheur est inacceptable pour l’homme, il l’est aussi pour Dieu. Mais qui est donc Dieu face à notre mal ?

                  Quand nous pensons en nous-même « mais enfin, s’il y avait un bon Dieu !... » Nous pourrions l’entendre nous répondre : « S’il y avait un homme ! Si toi tu étais un homme, une femme digne de ce nom ! »

                   St Paul écrivait à son disciple Timothée que « ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de raison ». Voilà ce qui devrait nous rendre intrépides dans notre combat contre le mal !

 

Votre curé